Il y a quelques semaines, j’ai eu le grand plaisir de remporter un concours organisé par le Club Stephen King et les éditions Albin Michel Jeunesse. J’ai donc reçu un exemplaire de La petite fille qui aimait Tom Gordon, un livre de Stephen King que je n’avais pas encore pris le temps de découvrir. C’était donc l’occasion parfaite pour ouvrir ce roman et me plonger dans cette nouvelle histoire. Si c’était une bonne lecture, j’ai tout de même eu quelques difficultés à bien l’appréhender.


sumé de la quatrième de couverture : Quand elle se perd au cours d’une marche sur la piste des Appalaches, Trisha se retrouve à la merci de la forêt, piégée dans un labyrinthe vert et marécageux. Alors que les heures défilent, la petite fille fait face à une peur qui grandit, tente de la posséder : et si on ne la retrouvait jamais ?


Une atmosphère travaillée

Dans La petite fille qui aimait Tom Gordon, on va suivre Trisha, une petite fille de neuf ans qui va se perdre dans les bois lors d’une sortie en famille. Si elle est confiante lors des premières minutes, elle va rapidement prendre conscience de sa situation. Et si on ne la retrouvait pas ?

Le monde a des dents, et quand l’envie le prend de mordre, il ne s’en prive pas. Trisha McFarland avait neuf ans lorsqu’elle s’en aperçu. 

J’ai beaucoup aimé l’atmosphère de l’histoire que Stephen King transcrit à travers ses mots de façon quasi parfaite. Trisha est perdue en forêt, et si les premières minutes ne l’inquiètent pas plus que ça, les suivantes font monter en elle panique, peur et désespoir. Les descriptions des lieux sont très belles et l’on se retrouve dès le départ plongé dans cette forêt aux côtés de Trisha, dans laquelle le moindre élément se transforme sous la plume de King en objet d’épouvante. On est avec elle est on a qu’une seule envie : qu’elle s’en sorte.

J’ai été assez facilement immergée dans l’histoire aux côtés du personnage principal. J’étais avec elle et je voulais qu’elle retrouve son chemin, sa famille, et la vie humaine. Je sentais les secondes passer, les minutes devenant des heures et les heures, des jours. Sur ce point-là, je trouve le livre réussi et facilement prenant.

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Des difficultés pour s’accrocher au récit

Malheureusement, certains points ont tout de même ralenti ma lecture. Dans La petite fille qui aimait Tom Gordon, le base-ball et les matchs de base-ball en général ont une place très importante dans l’histoire. Personnellement, ce n’est pas un sport dont je connais très bien les règles ou que j’apprécie particulièrement. Tous les passages autour de cette thématique arrivaient donc rapidement à m’égarer et à me sortir de l’histoire.

En ce monde, il faut toujours s’attendre au pire, ton intuition ne t’a pas trompé sur ce point […].

Certaines réflexions de Trisha m’ont aussi beaucoup étonnées. Pour moi, certaines de ses pensées me paraissaient un peu trop matures pour une fille de 9 ans, et/ou éloignées des préoccupations d’un enfant de son âge. Je ne sais pas si c’est le texte en lui-même, ou s’il s’agit plutôt de la traduction qui donne cette impression là, mais cela m’a dérangé. Le texte me semblait parfois trop mature et en décalé par rapport au personnage principal.

Une menace… pas si menaçante

J’ai aussi eu un peu de mal à appréhender la Chose dont parle le roman. Je ne veux pas particulièrement spoiler dans cet article, donc je ne détaillerai pas plus ma pensée ici. Cependant, j’ai eu du mal à comprendre sa construction et son rôle, même si je pense qu’il s’agissait peut-être davantage d’une allégorie. L’un dans l’autre, sa présence ne m’a pas vraiment fait frissonner, et j’étais plus préoccupée par la menace des bois environnant et de la solitude qui pesait sur Trisha, plutôt que par la Chose.

On s’habitue à tout, il suffit de ne pas pouvoir faire autrement. 

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En bref, une lecture divertissante mais sans plus

En bref, si j’ai passé un bon moment avec La petite fille qui aimait Tom Gordon de Stephen King, certains points m’ont tout de même dérangé. L’ambiance et les descriptions étaient réussies, mais les nombreux parallèles avec le baseball et certaines réflexions, trop éloignés de moi pour me toucher. C’est un livre qui m’a fait passer un bon moment, même si je n’ai pas vraiment été plongée dans l’histoire durant toute la narration.

Pour résumer

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Couverture du livre La petite fille qui aimait Tom Gordon de Stephen King aux éditions Albin Michel sur le blog littéraire Parlons fiction

Connaissez-vous La petite fille qui aimait Tom Gordon de Stephen King ? Le livre vous tente ?


Auteur : Stephen King (américain) Genres : Horreur, Thriller psychologique – Date de publication originale : 1999 – Editions : Albin Michel – Nombre de pages : 368

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2 thoughts on “Chronique – La petite fille qui aimait Tom Gordon de Stephen King : peur en pleine forêt”

  1. Tu sais ce que je pense de ce livre… enfin je pense la meme chose que toi, mais en pire. J’espère que tes prochaines lectures seront meilleurs !

    1. Ahah, oui je sais ce que tu en as pensé ! Finalement, je trouve que le plus réussi était vraiment la façon dont Stephen King décrivait chaque élément plutôt banal de la forêt comme un élément menaçant. Merci, j’espère aussi 🙂

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