Parfois, on ne sait pas trop quoi lire alors on prend ce qui nous tombe sous la main et on voit ce que ça donne. C’est un peu mon histoire avec Joyland de Stephen King : je suis passée par hasard devant une boîte à livres, je l’ai vu, je l’ai pris puis plus tard, j’ai décidé de le lire. Je n’avais pas de réelle motivation ou de conviction par rapport à ce livre. Certes, je connaissais Stephen King, mais je n’avais clairement jamais entendu parler de ce roman. C’est en quelque sorte le hasard qui m’a amené à lire ce livre et sincèrement, je lui suis bien redevable. Je n’aurais jamais cru autant accrocher avec un roman de Stephen King !


Résumé de la quatrième de couverture : Les clowns vous ont toujours fait un peu peur ? L’atmosphère des fêtes foraines vous angoisse ? Alors, un petit conseil : ne vous aventurez pas sur une grande roue un soir d’orage…


Joyland : une plongée nostalgique au cœur d’un parc d’attraction des années 70

Dans Joyland, on suit un jeune étudiant, Devin Jones, durant un été des années 70 où il va occuper un petit emploi saisonnier dans le parc d’attraction Joyland. La première chose qui m’a étonné en commençant ce roman était, tout simplement, l’histoire. Connaissant un peu les écrits de Stephen King, je m’attendais à une intrigue très sombre, à beaucoup de surnaturel et à une ambiance très dérangeante. Bien qu’on retrouve un peu de tout ça, de façon beaucoup plus légère, il s’agit avant tout d’un récit de vie, d’un récit nostalgique qui s’éloigne de tout ce que j’avais pu lire de l’auteur auparavant. Il s’agit de suivre Devin Jones dans son apprentissage de la vie et j’ai littéralement été embarquée par l’histoire, surprise et bluffée.

[…] quand t’as vingt et un ans, la vie est nette comme une carte routière. C’est seulement quand tu arrives à vingt-cinq que tu commences à soupçonner que tu tenais la carte à l’envers… et à quarante que t’en as la certitude. Quand t’atteins les soixante, alors là, crois-moi, t’es définitivement largué. 

L’ambiance est particulière. Stephen King arrive parfaitement à faire ressentir au lecteur la lourde chaleur de l’été des années 70 sur la côte des Etats-Unis et tout le décor de l’intrigue nous entraîne à travers un véritable saut dans le passé. J’ai adoré suivre le personnage de Devin Jones et je me suis facilement attachée à lui. C’est un étudiant un peu paumé, qui cherche sa voie, quoi faire de sa vie et comment y arriver. Que l’on soit étudiant ou qu’on l’a été, il est assez aisé de se retrouver dans les diverses questions que se pose le jeune homme. À travers le roman, on va suivre avec lui ses rencontres, ses expériences, pour finalement réussir à comprendre comment cet été si particulier dans les années 70 aura réussi à marquer à tout jamais sa vie.

 

Une immersion totale dans l’intrigue

J’ai souvent une relation amour/haine avec les romans de Stephen King : l’imagination de l’auteur n’a pas de cesse de m’impressionner mais son écriture me paraît souvent lourde et ralenti ma lecture. Pourtant, avec Joyland, je n’ai pas rencontré ce problème (pour ma plus grande joie !). On reconnaît évidemment la patte de King à travers sa façon d’écrire et de construire les personnages, de présenter l’histoire et le déroulement des événements, mais je n’ai ressenti aucune difficulté à me glisser entre les pages du roman pour suivre Devin Jones tout au long de son été. J’étais réellement à ses côtés et j’ai adoré découvrir le parc d’attraction à travers ses yeux et ses expériences. Joyland m’a fait rêver, notamment à travers toute la nostalgie d’une époque passée que le parc transmet et l’histoire met en scène des personnages très touchants. Je n’aurais jamais cru un jour refermer un roman de Stephen King sur une note d’apaisement, de nostalgie et de pure mélancolie.

C’est un monde bien malade et brisé que celui-ci, empli de guerres, de cruauté et d’innommables tragédies. Chaque être humain qui l’habite reçoit son lot de malheur et d’insomnies. Ceux d’entre vous qui l’ignorent encore ne manqueront pas de l’apprendre. Compte tenu de ces faits indéniablement tristes et relatifs à la condition humaine, vous avez reçu un cadeau inestimable cet été : vous êtes ici pour vendre du bonheur. En échange des dollars chèrement gagnés de vos clients, vous distribuerez de la joie. Les enfants s’en retourneront chez eux en rêvant de ce qu’ils ont vu ici et de ce qu’ils ont fait ici. J’espère que vous vous souviendrez de cela toutes les fois où le travail sera dur, et il le sera parfois, toutes les fois où les gens se montreront grossiers, et cela arrivera souvent, ou lorsque vous aurez le sentiment que vos meilleurs efforts n’ont pas été appréciés à leur juste valeur. Ce monde-ci est différent, il a ses propres coutumes et son propre langage […]. 

En bref, mon nouveau Stephen King préféré

Avec Joyland, Stephen King signe là un excellent roman. J’ai passé un très bon moment aux côtés de Devin Jones à arpenter les allées de Joyland et à vivre un été typique américain des années 70. Joyland est un petit roman nostalgique, avec une pointe de fantastique et des personnages tout ce qu’il y a de plus attachant et attendrissant. J’ai été littéralement transportée et surprise par un livre dont je n’attendais rien et à ce jour, il s’agira sans doute de la plus agréable surprise que m’aura fait Stephen King.

Pour résumer

 

Avez-vous déjà lu Joyland ? Qu’est-ce que vous en avez pensé ?


Auteur : Stephen King (américain) – Genre : Fantastique, Policier – Date de publication originale : 2013 – Editions : Le Livre de Poche – Nombre de pages : 408

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2 thoughts on “Chronique – Joyland de Stephen King : mon nouveau Stephen King préféré”

  1. J’adore plonger de temps à autre dans un Stephen King, j’hésitais pas mal entre plusieurs de ses titres dont celui là, tu fais du coup pencher la balance en sa faveur !

    1. Joyland a une ambiance assez différente des autres livres de Stephen King, je suis contente si j’ai réussi à te donner envie de te plonger dedans 🙂

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