Stephen King est un auteur que j’ai découvert à travers ses nouvelles fantastiques il y a bientôt dix ans. À l’époque, son style si particulier et la construction de ses nouvelles m’ont tout de suite convaincue à me plonger dans son univers à la fois sombre, déroutant et étrangement, terriblement humain. Récemment, j’ai eu l’envie de retenter l’expérience avec un recueil dont le titre, Danse Macabre, me parlait particulièrement. Coup de chance, j’ai réussi à dénicher un exemplaire d’une ancienne édition en boîte à livres ! Bien que le début m’ait un peu laissé de marbre, j’ai passé un bon moment en compagnie de ce petit livre horrifique.


Résumé de la quatrième de couverture : Macabres, ces rats qui filent en couinant dans les sous-sols abandonnés d’une filature. Des milliers et des milliers de rats filant en lente procession. Comment s’en débarrasser ? Une machine infernale qui semble avoir une vie propre entreprend un macabre nettoyage … et l’horreur commence. L’engin happe les humains, les plie dans ses crocs comme des draps… Aveugle, un Ver géant rampe dans une église maudite depuis des années, dans l’attente de la prophétie diabolique qui le libérera. Et si les objets prenaient un jour le pouvoir ? 


Un recueil de nouvelles aux thèmes bien marqués

Danse macabre est un recueil publié pour la première fois en 1978 et composé de vingt nouvelles plus ou moins longues. Au départ, les premières nouvelles ne m’ont pas réellement convaincue. Bien que le style de King fût inévitablement reconnaissable, il manquait généralement un « petit quelque chose » pour me faire pleinement entrer dans ces histoires et adhérer à leur atmosphère. J’ai commencé à me lasser de ce recueil après les premières nouvelles, qui ne me plaisaient pas plus que ça. Mais je sais très bien que dans les recueils, les nouvelles sont souvent toutes très différentes les unes des autres et qu’une déception ne veut pas forcément dire que la prochaine histoire sera similaire. J’ai donc persévéré et continué ma lecture, et j’ai bien fait ! Très rapidement, passé les premières pages, les nouvelles suivantes ont commencé à me plaire de plus en plus. J’ai d’ailleurs totalement accroché avec certaines d’entre elles qui m’ont particulièrement marquée.

Je ne suis pas allé voir un prêtre parce que je ne suis pas catholique. Je ne suis pas allé voir un avocat parce que je n’ai rien fait qui intéresse la justice. J’ai tué mes enfants. Un par un. Je les ai tués tous les trois. 

Certaines nouvelles de ce recueil méritent véritablement le détour et ont réussi à me transporter dans l’univers horrifique et pesant de Stephen King. Pour en faire rapidement le tour, les nouvelles qui m’ont particulièrement plu sont Comme une passerelle, Cours, Jimmy, cours…, Le printemps des baies, La Corniche, Desintox, Inc., L’homme qu’il vous faut. J’ai adoré chacune d’entre elles, bien qu’elles soient souvent très différentes. Avec Danse Macabre, on retrouve beaucoup des thèmes qui inspirent l’auteur depuis le début de ses publications. Ici, on découvre, entre autres : des rats (beaucoup de rats), des maladies, des extraterrestres, des vampires, des bruits dans les murs, des démons, un brin de folie et une bonne dose de cauchemars. De quoi passer de bonnes soirées en compagnie de King ! Bien que toutes les nouvelles ne se valent pas forcément en termes de thème, d’intrigue, de profondeur ou d’émotions, chacune d’entre elle permet d’entrapercevoir une part de l’imagination de l’auteur et les différentes atmosphères qu’il aime construire autour de ses histoires. Les nouvelles de Stephen King sont d’ailleurs sans doute une très bonne porte d’entrée à son univers.

La peur est une émotion qui nous rend aveugles. 

Danse macabre, une bonne porte d’entrée dans l’univers de Stephen King

En bref, si les premières nouvelles de Danse Macabre ne m’ont pas convaincu, la suite s’est avérée très riche en bonnes surprises… et en peurs en tout genre ! Stephen King a un univers bien à lui, très reconnaissable, et ce recueil en offre un bon aperçu. La plume de l’auteur m’a toujours paru assez lourde dans ses formulations et descriptions, mais le format nouvelle est parfait pour pallier ce problème et m’a permis de démultiplier mon plaisir de me plonger dans l’imagination de King. À mes yeux, toutes les nouvelles de Danse macabre ne se valent pas, mais c’est souvent le cas pour beaucoup de recueils. Certaines nouvelles nous frappent toujours plus que d’autres, et avec King, certaines risquent même de nous hanter encore longtemps.

Pour résumer

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Auteur: Stephen King (américain) – Genre : Fantastique, Horreur, Terreur – Date de publication originale : 1978 – Editions : Le Livre de Poche – Nombre de pages : 544

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