Dernièrement, je ne savais pas vraiment quel type de livre j’avais envie de lire. Il y a des moments comme ça où je ne sais pas vers quel genre me tourner, ne sachant pas de quoi j’ai envie sur le moment. En fouillant sur la plateforme Netgalley, j’ai découvert que l’autrice Michelle Sacks sortait un nouveau roman. Je n’avais encore lu aucun de ses livres, mais j’en avais déjà repéré un qui me tentait lors de sa sortie en mai 2021. Sans trop réfléchir, je me suis lancée dans la lecture de Là où vont les belles choses pour découvrir la plume de Michelle Sacks. Si ce n’est pas le genre de roman vers lequel je me tourne habituellement, je dois avouer que j’ai été agréablement surprise. Cette courte histoire m’a embarquée avec elle en road-trip à travers les Etats-Unis et j’ai découvert un personnage fort intéressant, Dolly, une enfant de sept ans qui est la narratrice de cette histoire.


Résumé de la quatrième de couverture : Dolly est contente. Elle et son papa sont partis en voiture pour vivre une aventure. Ils changent d’hôtel tous les soirs, voyagent la journée, mangent des burgers et boivent du Coca. Maman ne serait pas ravie, mais ça lui apprendra à partir en week-end sans eux. Bien sûr, il y a ces soirs où sa mère lui manque, où son père s’énerve, mais dans ces moments-là Dolly a toujours sa jumelle Clemesta à qui raconter ses soucis.
Ce que Dolly ne dit pas, c’est que cette aventure ressemble plutôt à une fuite. Que sa mère n’est pas partie en week-end. Que son père se conduit de plus en plus bizarrement. Et que Clemesta, si elle lui apporte le réconfort qui lui manque tant, ne peut pas lui répondre.
Les kilomètres défilent, un État succède à l’autre, les belles promesses virent au cauchemar, le destin de Dolly est sur le point de basculer…


Un road-trip à travers les Etats-Unis

Dès l’instant où j’ai lu la quatrième de couverture, l’histoire de Là où vont les belles choses m’intriguait. Dolly, sept ans et narratrice de cette histoire, est embarquée par son père dans une « aventure », un road-trip à travers les Etats-Unis. Si cette aventure improvisée lui semble bénie au départ, elle devient de plus en plus pesante au fil des jours. Dolly est heureuse de passer du temps seule avec son père et de se sentir aimée. Mais les jours se succèdent et Dolly prend conscience que quelque chose ne va pas. Son père, qui a oublié toutes ses affaires lors de leur départ, se conduit de plus en plus bizarrement. Si ce voyage semblait être une bonne idée, il ne va pas tarder à virer au cauchemar pour elle.

On ne sait jamais de qui on pourrait avoir besoin de se protéger. 

Là où vont les belles choses de Michelle Sacks est un roman qui m’a sorti de ma zone de confort. Je n’ai pas pour habitude de lire ce genre d’histoire, mais j’avoue avoir tout de suite accroché. Au départ, j’avais un peu peur de vite me lasser de la narration. En effet, c’est Dolly elle-même, petite fille de sept ans, qui raconte son histoire. J’appréhende toujours ce genre d’histoire racontée du point de vue d’un enfant. Pourtant, ici Michelle Sacks a réussi à trouver la bonne façon de le faire. Dolly est une petite fille certes et on le comprend dans ses réflexions. Pour autant, on le ressent moins dans l’écriture. Cela permet une lecture fluide et loin d’être lassante.

Dolly et Clemesta, une relation fascinante

Dolly est une petite fille attachante et j’ai très vite été prise d’affection pour elle. Si le début du livre peut faire penser à une histoire banale, on comprend vite que quelque chose cloche. Le père de Dolly agit de plus en plus bizarrement et si l’enfant tente de ne pas voir tous ces comportements qui l’inquiète, son amie imaginaire Clemesta, sa poupée cheval qui la suit partout, tente de l’avertir. Mais l’avertir contre quoi ?

La vie, c’est comme ça. Parfois, elle t’échappe.

Pour moi, le gros point fort de cette histoire réside dans la relation qu’entretient Dolly avec Clemesta, son jouet mi-cheval mi-poupée avec qui elle a de grandes conversations. Cette projection d’elle-même, très symbolique, l’accompagne pendant toute l’histoire et prend tout son sens une fois les dernières pages tournées. C’est un élément fort du roman, témoin sans doute également de l’absence d’une mère qui devient de plus en plus pesante. Clemesta est en quelque sorte la voix de la raison que Dolly tente de refouler au fond d’elle-même.

Un condensé d’émotions

Si j’ai été attirée par ce roman, c’est en partie grâce à sa couverture que je trouve très jolie. En entamant ma lecture, je ne m’attendais pas à découvrir une histoire comme celle-ci. C’est un bouillon d’émotions qui s’opposent et se façonnent les unes en fonction des autres. Dolly est une petite fille qui n’aspire qu’à une vie équilibrée où elle pourra se sentir aimée et soutenue par sa famille. Là où vont les belles choses mêle poésie et innocence, c’est l’histoire d’une famille qui s’aime et se détruit. Michelle Sacks arrive parfaitement à tricoter les émotions tout au long du roman pour en faire des nœuds difficiles à délier.

Les choses sont parfois bien compliquées. De bonnes personnes font de mauvaises choses par erreur. Il faut s’en souvenir. La vie est compliquée. L’amour est compliqué. 

En bref, une histoire touchante

En bref, Là où vont les belles choses de Michelle Sacks est un livre touchant et plein d’émotions. Dolly est une petite fille attachante et on se rend rapidement compte qu’elle en sait bien plus qu’elle ne veut l’admettre. Quelque chose cloche tout au long de l’histoire et si l’on pense savoir de quoi il s’agit, la fin n’en est pas moins déchirante. Ce roman a été une très belle lecture pour moi et si l’intrigue vous intéresse, je ne peux que vous recommander de vous plonger dedans.

Pour résumer
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Couverture du roman Là où vont les belles choses de Michelle Sacks sur le blog littéraire Parlons fiction

Connaissez-vous l’autrice Michelle Sacks ? Avez-vous déjà lu un de ses romans ?

Si le livre vous intéresse, vous pouvez le retrouver ici.


Autrice : Michelle Sacks (sud-africaine) Genres : Contemporain, Drame – Date de publication : 2021 – Editions : Belfond – Nombre de pages : 272

Article écrit dans le cadre d’un partenariat

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2 thoughts on “Chronique – Là où vont les belles choses de Michelle Sacks : un roman touchant et plein d’émotions”

  1. Ho lala mais ton avis me donne trop envie de le lire ! J’aime beaucoup les histoires raconté par les enfants, je trouve que ça apporte quelque chose ! Merci pour cette découverte, je note 👀

    1. Je pense que tu pourrais bien aimer, Dolly est vraiment attachante. Avec ce genre de lecture, j’ai toujours un peu peur de vite me lasser quand un enfant est le narrateur, mais c’est vraiment très bien fait ! Si tu le lis, on pourra en reparler 😊

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