L’année dernière, j’avais adoré découvrir la première partie du comics I hate Fairyland de Skottie Young. Le côté décalé de l’histoire et des personnages m’avait tout de suite séduite. Le contraste entre les dessins colorés et l’intrigue violente et psychotique était très original. Sans hésitation, j’ai lu la fin de cette histoire avec l’intégrale 2 de I hate Fairyland. Une seconde intégrale aussi réussie que la première.

Avant-propos : L’intégrale 2 de I hate Fairyland, dont il est question ici, contient les deux derniers tomes de la série de comics du même nom. Cette série, signée Skottie Young, est composée de 4 volumes qui ont été réédités en deux intégrales aux éditions Urban Comics en France. Bien que cet article ne contienne pas de spoilers sur l’histoire, je vous invite à découvrir la chronique sur l’intégrale 1 en premier.


Résumé de la quatrième de couverture : Il aura fallu à Gert quarante longues années de cauchemar pour réaliser que son penchant pour les crimes sanguinolents n’était peut-être pas un atout majeur pour se sortir du guêpier doucereux dans lequel elle s’est fourrée. Depuis cette épiphanie, elle essaie donc de se racheter une conduite, enchaînant les bonnes actions, les gentillesses et autres déclarations d’affection… Mais n’y aurait-il pas anguille sous roche ?


Retour à Fairyland

J’ai adoré me replonger dans l’univers de I hate Fairyland. Ce comics raconte l’histoire de Gertrude, une petite fille tombée dans le fabuleux monde de Fairyland. Cet univers est typique des contes de fées : tout y est beau, destiné aux enfants, les gens sont gentils, offrent des bonbons et tout est rose, coloré et respire le bonheur. Malheureusement, cela fait plusieurs dizaines d’années que Gertrude est coincée dans cet univers sans pouvoir en sortir. Bien que son corps soit toujours celui d’une petite fille, son esprit lui, a bien évolué. Elle a développé une véritable psychose et aux côtés de son guide Larry, elle est déterminée à tout exterminer autour d’elle pour retrouver le chemin du monde réel.

Je n’en peux plus. Ça fait combien de temps qu’on poireaute ?

– Trois minutes. 

Dans cette dernière intégrale, l’histoire de I hate Fairyland est toujours d’une grande qualité. J’ai pris un grand plaisir à suivre le scénario avec des rebondissements aussi drôles que bien choisis. L’humour et le second degré de Gertrude, Larry et des personnages secondaires sont toujours présents et je mentirais si je disais que je n’avais pas eu le sourire aux lèvres pendant ma lecture. Les dessins sont colorés et j’aime beaucoup le trait de Skottie Young : il contraste parfaitement avec le contenu de l’histoire, violent et très adulte. C’était un vrai plaisir de me replonger dans cet univers après avoir adoré la première partie de l’histoire avec l’intégrale précédente.

Des personnages approfondis et attachants

I hate Fairyland est un comics qui joue avec les codes des contes de fées que nous connaissons tous et s’amuse à détourner tout ce à quoi on pourrait s’attendre. Gertrude est violente, Larry blasé, leurs aventures très drôles et parfois totalement inattendues. Ce second livre met d’ailleurs en avant des personnages principaux plus travaillés. On en apprend plus sur le duo Gertrude / Larry, sur leurs peurs et leurs aspirations. S’ils étaient de joyeux comiques déconnectés de la réalité dans la première intégrale, ces dernières aventures m’ont permis de réellement m’attacher à eux.

Elle m’a l’air plutôt vaincue, là. Fais-moi confiance, j’ai passé ma vie à regarder ma trogne dans le miroir, je sais reconnaître la défaite. 

Des références à la pop culture

Une des petites particularités de ce livre qui m’a beaucoup plu se trouve dans les références à la pop culture qui sont glissées à travers les pages. Par exemple, on retrouve un des décors des Simpsons ou encore une référence aux personnages de la série télévisée The Walking Dead. Ces passages n’ont pas manqué de me faire sourire.

Lorsque j’ai tourné la dernière page de l’histoire, j’ai ressenti un léger pincement au cœur. La fin ne m’a pas du tout déçue, mais j’aimais tellement l’univers et les personnages très originaux de cette histoire que terminer le livre m’a fait un petit quelque chose. Toutes les bonnes histoires ont une fin. Je sais déjà qu’à l’avenir, je ne manquerai pas de me tourner à nouveau vers cette série pour la redécouvrir.

En bref, un final réussi

En bref, la seconde intégrale de I hate Fairyland est dans la même lignée que la précédente : l’histoire est toujours aussi drôle, prenante et divertissante. Les dessins sont colorés, les personnages font preuve d’un second degré particulièrement cinglant et entre deux actes de violences, Gertrude et Larry ont parfois des paroles censées qui peuvent nous faire écho. Il s’agit ici d’un comics adulte, l’histoire étant violente, bien qu’accompagnée de dessins et personnages très mignons. Si vous souhaitez lire quelque chose d’original, rencontrer des personnages haut en couleur et surtout, que vous appréciez le second degré, je vous recommande ce comics de Skottie Young sans hésiter.

Pour résumer

 

Avez-vous déjà lu I hate Fairyland ou une autre œuvre de Skottie Young ? Est-ce que le comics vous fait envie ?


Scénariste et dessinateur : Skottie Young (américain) Genres : Comics, Fantastique, Humour – Date de publication de l’intégrale 2 : 2020 – Editions : Urban Comics – Nombre de pages : 336

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2 thoughts on “Chronique – I hate Fairyland Intégrale 2 de Skottie Young : des dessins colorés, des personnages violents et du second degré bien dosé”

  1. Tu me donne encore plus envie de lire ce comics ! Je suis sur que c’est totalement mon genre et j’adorerai l’histoire !

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