J’ai souvent vu la couverture de l’intégrale tome 1 de I hate fairyland de Skottie Young un peu partout au détour de l’allée d’une librairie ou sur différents sites Internet. Ce rose criard et ces couleurs vives m’ont toujours repoussé, car ce n’est pas vraiment ce dont j’ai l’habitude, et ce que j’aime, dans les œuvres graphiques. Cependant, on me l’a récemment vivement recommandé en m’affirmant que si j’aimais Kid Paddle, ça ne pourra que me plaire. L’histoire promettait un humour décalé, donc je me suis directement lancée. Et j’ai adoré.


Résumé de la quatrième de couverture : Gertrude, charmante petite fille comme les autres, est un jour aspirée par la moquette de sa chambre et se retrouve au pays des contes de fées. Alors qu’elle n’était censée y rester qu’un court instant, elle y passe vingt-sept ans sans vieillir, et ce qui devait être une virée au paradis se transforme en voyage au bout de l’enfer… Un enfer peuplé de sucreries, de joie de vivre et de créatures mignonnes qu’elle va s’atteler à massacrer sans pitié !


Une très bonne parodie des contes de fée

Dans I hate fairyland on suit Gertrude, une petite fille aux cheveux verts qui est tombée à l’âge de 8 ans dans le merveilleux pays de Fairyland, où tout est mignon, sucré et adorable. Tout aurait pu se passer comme dans un conte de fée, sauf que voilà : Gertrude est coincée depuis 27 ans dans Fairyland. Et une adulte coincée dans le corps d’une fillette, à se goinfrer de sucreries à longueur de journée ça n’est pas vraiment une bonne idée, surtout quand il s’agit de Gertrude. Coincée dans cet enfer de joie de vivre et de créatures mignonnes, Gertrude se transforme petit à petit en tyran et décide de tout massacrer, littéralement.

– Je ne sais même pas pourquoi il y a une explosion.

– Ça rend la fuite plus cool.

– Pas faux. 

Pour faire simple, je ne m’attendais pas du tout à autant aimer cette histoire en ouvrant cette intégrale de I hate fairyland.  J’ai vraiment adoré ce comics, que je ne peux que vous recommander si vous aimez l’humour décalé. C’est violent, c’est cinglant, c’est sanglant et c’est diaboliquement addictif ! Gertrude et son « guide », Larry, forment un duo incroyable qui sait parfaitement se donner la réplique. Le gros point fort ici est évidemment l’humour, qu’il soit direct, ironique, sarcastique ou même, dissimulé dans les dessins. Certaines répliques sont  bien trouvées et m’ont vraiment bien fait rire. C’est une histoire très violente, mais aussi très drôle, dans un monde adorable où l’on se rend vite compte que le rose et les paillettes cachent de véritables psychopathes.

Skottie Young maîtrise aussi bien son intrigue que ses dessins

Le scénario de Skottie Young est vraiment très bien écrit. Le premier tome se situe dans l’action et on ne s’ennuie pas une seule seconde. On apprend très vite à cerner Gertrude, sa violence, son humour et son obsession pour retrouver le monde réel. Le deuxième tome, lui, s’attarde davantage sur le développement des personnages et sur la découverte de Fairyland. Il est un peu plus lent, mais tout aussi prenant.

– Tu peux répéter ?

– L’Hiver Vient.

– Mais ça veut dire QUOI ? Est-ce que c’est une métaphore pour le froid glacial qui accompagne l’imminente arrivée du malheur que j’ai invité sur nos terres ?

– Non, mais c’est vachement profond. Je parle de HARRIET L’HIVER, la DRH. Elle m’a prévenu qu’elle allait venir te parler. 

Les illustrations sont colorées, dynamiques et j’avais au début peur de ne pas accrocher. Cependant, il faut avouer que ce style de dessin convient parfaitement à la personnalité de Gertrude et aux personnages qui l’entourent ! Au final, j’ai accroché dès les premières pages et j’ai réussi à apprécier ces nombreuses couleurs vives qui contrastent avec les propos et la violence que l’on peut trouver dans certaines scènes (enfin, dans presque toutes les scènes). Skottie Young s’amuse vraiment à déconstruire l’imaginaire du conte de fée et la représentation que l’on peut s’en faire en y introduisant un personnage insolent, violent, et sarcastique : Gertrude.

Larry, qu’est qu’on a au menu ? Je suis d’humeur royale. Ça va chiner des bulles. 

En bref, un conte trash décalé et addictif

En bref, j’ai adoré découvrir ce comic ! I hate fairyland m’a vraiment permis de me plonger dans un autre univers aux côtés de personnages à l’humour décalé et aux personnalités bien trouvées. J’ai passé un très bon moment en compagnie de Gertrude et Larry, à parcourir Fairyland et à assister aux accès de violence des habitants du pays. Il s’agit d’un conte trash, à ne pas mettre entre toutes les mains donc, mais au combien divertissant. Le second (et dernier) tome de l’intégrale sortira le 04 septembre prochain aux éditions Urban Comics dans leur collection Urban Indies. Et je serai au rendez-vous pour découvrir la fin des aventures de Gertrude !

Pour résumer

 Notation lecture half étoile du blog Parlons fiction blog littéraire et culturel

Avez-vous lu I hate fairyland ? Connaissez-vous Skottie Young ?


Scénariste et dessinateur : Skottie Young (américain) Genres : Comics, bande dessinée – Date de publication : 2020 – Editions : Urban Comics – Nombre de pages : 320

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