Il y a des livres qui se lisent et d’autres qui se vivent. The Fisherman de John Langan fait partie de cette seconde catégorie. Ce roman n’est pas qu’une simple histoire d’horreur : c’est une immersion totale dans un univers où le deuil, la solitude et l’inconnu s’entremêlent pour donner naissance à une expérience de lecture fascinante. Dès les premières pages, l’écriture de Langan m’a happée. Elle instaure une atmosphère à mi-chemin entre le conte folklorique et le récit horrifique. Chaque mot semble pesé pour envelopper le lecteur dans une brume épaisse, où se cachent des vérités que l’on n’est peut-être pas prêt à affronter.
Résumé
Au nord de l’État de New York, dans les bois de Woodstock, Dutchman’s Creek coule paisiblement. Une rivière poissonneuse mais quasi inaccessible, et bien plus profonde qu’il n’y paraît… Ce matin-là, Abe et Dan – deux veufs liés par la solitude et l’amour de la pêche – décident de tenter l’aventure. Surpris par une pluie torrentielle, ils se réfugient au Herman’s Diner, dont le patron va leur raconter l’incroyable histoire de Dutchman’s Creek. « Folklore », pensent-ils. Pourtant, ils appartiendront bientôt corps et âme à cette légende aussi ancienne que ténébreuse…
Un roman qui explore la profondeur du deuil
The Fisherman s’ouvre sur un sujet qui n’est jamais facile d’aborder : le deuil. L’auteur nous plonge aux côtés de son personnage principal, Abe, un homme brisé par la perte de sa femme qui va se plonger corps et âme dans sa nouvelle passion, la pêche. Lorsqu’un de ses collègues, Dan, subit une tragédie similaire à la sienne, il décide de partager avec lui cette activité dans laquelle il puise un certain réconfort. Mais leur quête de solitude va rapidement prendre une tournure inattendue et inquiétante lorsqu’ils vont s’approcher d’un peu trop près d’une rivière au passé bien obscur…
Il est difficile d’entretenir très longtemps le souvenir des tragédies qui ne sont pas les vôtres.
J’ai beaucoup aimé la justesse avec laquelle John Langan abordait la deuil. A travers ses deux personnages, Abe et Dan, il dessine les grandes étapes qui caractérisent la perte d’un être cher, tout en soulignant chaque différence qui peut exister. Car oui, un deuil n’est jamais vécu de la même façon d’une personne à une autre et c’est cet aspect qui rend les deux personnages principaux humains. On ressent une émotion brute, sincère, sans poésie ni métaphore. La mort frappe, elle prend, et ceux qui restent doivent tenter de se reconstruire, quand ils le peuvent. A travers Abe, le premier personnage introduit, on ressent cette douleur sourde, mais aussi ce besoin d’avancer d’une façon ou d’une autre malgré l’absence de l’autre.
Des récits dans le récit : une narration puissante
Avec The Fisherman, il ne faut pas avoir peur des récits dans le récit. Il faut aimer les histoires imbriquées les une dans les autres car ce roman joue complètement avec cette structure narrative. On se retrouve plongé dans des récits dans le récit, comme si chaque couche ajoutait une profondeur supplémentaire à la légende macabre qu’on nous racontait. C’est un choix audacieux, qui pourrait en déconcerter certains, mais qui m’a totalement séduite.
La rivière n’est pas très regardante. Elle prend ce qu’on lui donne, si vous voyez ce que je veux dire. Les vieux disent qu’elle est affamée, et d’après ce que j’ai entendu, je ne peux pas leur donner tort.
Cela donne au roman une dimension ésotérique, presque hypnotique. Chaque histoire racontée apporte une nouvelle pièce au puzzle, renforçant l’ambiance étrange et mystique qui imprègne sur l’ensemble de l’histoire.
Une dimension fantastique et horrifique maîtrisée
La dimension fantastique et horrifique joue un rôle essentiel dans ce roman. C’est elle qui donne au lecteur cette impression d’assister lui-même à l’histoire qui lui est contée. Dans The Fisherman, John Langan n’essaye pas réellement d’effrayer, il préfère jouer sur une terreur insidieuse, qui s’infiltre lentement en nous et continuer de nous hanter une fois le livre refermé. L’angoisse naît autant de ce qui est raconté, que de ce qui reste dans l’ombre.
En bref, The Fisherman est un roman à découvrir
En bref, The Fisherman de John Langan est un roman à découvrir. C’est une œuvre puissante, qui mélange horreur, folklore et réflexion sur la condition humaine. Pour moi, c’est un grand OUI. C’est original, c’est entraînant, mais c’est surtout une histoire fascinante. Si vous aimez les récits immersifs, les ambiances ésotériques et les histoires qui laissent une empreinte en vous, alors The Fisherman est un roman à ajouter à votre wishlist.
Pour résumer![]()

Avez-vous déjà lu The Fisherman de John Langan ? Qu’en avez-vous pensé ?
Si le roman The Fisherman vous intéresse, vous pouvez le retrouver ici.
Auteur : John Langan (américain) – Genres : Horreur, Fantastique – Date de publication : 2024 – Editions : J’ai Lu – Nombre de pages : 448
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4 Comments
Melissa
30/06/2025 at 19:33Je suis actuellement en train de le lire et j’aime beaucoup ! Comme tu dis c’est envoûtant. Je lirais ton article lorsque j’aurai terminé le roman !
Parlons fiction
04/07/2025 at 16:28Bonne lecture à toi ! J’espère qu’il va te plaire autant qu’à moi 😊
cora85
14/07/2025 at 00:24Je rêve de le lire ; ta chronique me confirme que j’ai du flaire, ah, ah !
Parlons fiction
13/08/2025 at 19:01Excuse-moi, je n’avais pas vu ton commentaire plus tôt. C’est un roman qui vaut le détour je trouve, n’hésite pas !