Lors d’une visite en bouquinerie, je suis tombée sur un petit livre dont le titre m’interpellait : La malédiction de David Seltzer. Si le nom me semblait familier, c’est parce qu’il existe un film d’épouvante du même nom sorti en 1976. Je le connaissais vaguement et je n’avais pour le moment jamais pris le temps de le regarder. J’ai donc décidé de découvrir cette histoire en premier à travers sa novélisation, un roman écrit par le scénariste du film David Seltzer. C’est un court livre qui se dévore très vite et pour cause, les pages défilent toutes seules sous les yeux.


Résumé de la quatrième de couverture : Le riche et brillant Robert Thorn, ambassadeur des États-Unis à Londres, et sa jeune épouse Katherine pouvaient-ils rêver d’un fils plus exquis, plus intelligent que Damien, l’enfant au visage d’ange ?
Seul Robert sait quelles circonstances mystérieuses ont entouré la naissance de Damien, venu au monde à l’instant où mourait son propre fils. Pour l’amour de Katherine, il a accepté ce « don de Dieu ›› Damien grandit, apparemment heureux mais parfois saisi de peurs étranges, parfois suscitant lui-même l’effroi et l’angoisse. Sa jeune gouvernante se suicide, le prêtre qui savait le secret de sa naissance meurt. Katherine, à son tour, se sent menacée.


Une histoire fantastique

La malédiction est d’abord un film d’épouvante, d’horreur et de fantastique réalisé par Richard Donner et scénarisé par David Seltzer. Une novélisation du film en roman fut écrite la même année que celle de la sortie du film au cinéma. Pour attiser les curiosités et donner l’envie de découvrir cette œuvre sur grand écran, le livre fut publié deux semaines avant la sortie officielle du film. Un outil marketing, en quelques sortes, dans lequel le scénariste David Seltzer propose une histoire similaire à l’œuvre cinématographique, tout en ajoutant quelques détails qui permettent de creuser davantage les personnages.

Nous n’avons pourtant jamais rien fait de mal, n’est-ce pas, Robert ?

– Je ne crois pas.

– Alors, pourquoi ne nous arrive-t-il que des malheurs ?

La malédiction raconte l’histoire de Robert Thorn, ambassadeur des États-Unis à Londres, et son épouse Katherine. Si en apparence ces deux êtres forment un couple parfait, une envie ronge Katherine : celle d’avoir un enfant. Quelques années plus tard, le couple vit en parfaite harmonie avec leur jeune fils Damien qui semble être un don de Dieu. Damien grandit, mais son comportement change, au point de devenir inquiétant. Petit à petit, l’entourage du garçon se sent de plus en plus menacé et Robert Thorn, qui connaît les circonstances mystérieuses qui entourent la naissance de son fils, commence à remettre en question cette nuit fatidique où l’enfant entra dans leur vie.

Un roman très visuel

Dès le début, j’ai accroché à l’histoire. Le roman est court, très bien rythmé et on sent rapidement qu’il a été écrit par un scénariste. Les scènes sont très visuelles et permettent une immersion totale dans l’intrigue. On voit se dessiner sous nos yeux chaque personnage et chaque action sans avoir besoin de faire de réels efforts d’imagination. Cet aspect-là du livre est très réussi ! Dès les premières pages, le ton est posé : le lecteur sait qu’un mystère entoure la naissance de Damien, tout comme son père Robert Thorn. Au fur et à mesure, on voit le comportement de l’enfant évoluer et se métamorphoser au point qu’il devient presque méconnaissable aux yeux de sa mère. La tension monte et David Seltzer la maîtrise parfaitement de bout en bout : les pages défilent et dès le premier chapitre, on cherche à deviner quelle sera la conclusion de l’histoire.

La vie ne peut être d’une telle cruauté.

Un rythme maîtrisé

La malédiction est un roman horrifique avec un petit côté vintage que j’ai beaucoup aimé. On sent qu’il a été écrit à la fin des années 70 et cela donne une saveur toute particulière à l’histoire. Je dois avouer que j’ai aussi adoré le dénouement de l’histoire, que j’ai trouvé très réussi. L’intrigue de ce roman est liée de façon très étroite avec l’histoire de la Bible de façon à ce que les questions de la religion et des textes sacrés occupent une certaine place dans le livre, ce qui est toujours bon à savoir. 

On ne demande pas à naître, on ne demande pas à mourir. Quelque chose fait que l’on naît et que l’on meurt. Mais pourquoi tant de souffrances entre la naissance et la mort ? Peut-être que la vie est plus intense quand on souffre ?

En bref, une bonne lecture

En bref, je suis très heureuse d’avoir découvert La malédiction de David Seltzer que j’ai dévoré en quelques jours. Si vous connaissez déjà le film, ce roman ne vous réservera sans doute pas de grande surprise. Cependant, si comme moi vous ne le connaissez que de loin ou n’en gardez pas un grand souvenir, ce court roman est une façon idéale de redécouvrir l’œuvre sous un autre format. La malédiction est succédée de deux suites, sous forme de romans, mais également de films. Je découvrirai peut-être Damien : La malédiction 2 à l’avenir pour connaître la suite de l’histoire.

Pour résumer
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Connaissez-vous le film La malédiction de 1976 ? Saviez-vous qu’un roman du même nom existait ?

Si le livre vous intéresse, vous pouvez le retrouver ici.


Auteur : David Seltzer (américain) Genres : Horreur, Fantastique  – Date de publication originale : 1976 – Editions : J’ai lu – Nombre de pages : 222

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2 thoughts on “Chronique – La malédiction de David Seltzer : une novélisation réussie”

  1. Comme souvent nos lectures se rejoignent et nos avis aussi.
    L’intrigue est bien trouvée et la tension monte crescendo, mais il me manquait quelque chose pour vraiment frissonner (je ne sais pas quoi).

    1. C’est vrai que l’aspect « frisson » du roman était un peu effacé, mais cela ne m’a pas vraiment dérangé. Je trouve qu’il y avait un aspect très « vintage » à l’histoire qui m’a beaucoup plu 😊

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