Il y a quelques années maintenant, j’avais entendu parler d’un roman sur une chaîne YouTube anglophone : I’m thinking of ending things de Iain Reid. Le titre du livre m’avait tout de suite plu sans que je ne puisse expliquer pourquoi. Je ne savais pas réellement quelle était l’histoire de ce roman et je ne voulais pas en apprendre plus car je savais que je finirais par le lire. Cet été, l’envie m’a pris. Sans réfléchir, j’ai ouvert ce livre et je me suis plongée dans l’écriture de Iain Reid. Dès les premières phrases, j’ai su que ce roman allait me plaire et je ne m’étais pas trompée. 

Avant-propos : J’ai lu le roman I’m thinking of ending things de Iain Reid dans sa version originale en anglais. Une traduction française existe sous le titre Je sens grandir ma peur et est disponible aux éditions Pocket.


Résumé de la quatrième de couverture (VO) : Jake and his girlfriend are on a drive to visit his parents at their remote farm. After dinner at the family home, things begin to get worryingly strange. And when he leaves her stranded in a snowstorm at an abandoned high school later that night, what follows is a chilling exploration of psychological frailty and the limitations of reality.


Une histoire puissante

J’avais à peine entamé le premier chapitre que je savais que ce livre allait m’hypnotiser. I’m thinking of ending things de Iain Reid est un roman qui mérite sans doute que l’on se plonge dedans sans en savoir trop sur l’intrigue. Le livre débute avec Jake et sa petite amie, en voiture. Ils sont sur la route pour rencontrer les parents de Jake. Le silence s’installe, les pensées s’entrechoquent dans l’esprit de la jeune femme qui l’accompagne. Mais quelque chose lui semble étrange, comme une impression soudaine que quelque chose ne va pas.

I’m thinking of ending things.
Once this thought arrives, it stays. It sticks. It lingers. It dominates. There’s not much I can do about it. Trust me. It doesn’t go away. It’s there whether I like it or not. It’s there when I eat. When I go to bed. It’s there when I sleep. It’s there when I wake up. It’s always there. Always.

Pour cette chronique, je vais faire très simple : j’ai adoré I’m thinking of ending things. C’est sans doute LE livre que j’aurais aimé écrire. J’ai eu l’impression d’être en transe tout au long de ma lecture. Dès le départ, on sent que quelque chose cloche sans pouvoir mettre le doigt dessus. L’histoire est courte, mais puissante, entêtante et malaisante. 

Des personnages singuliers

Les dialogues et les réflexions des personnages m’ont fasciné. Chaque interaction paraît presque déplacée, dissonante et désaccordée vis-à-vis du récit. Chaque ligne, chaque phrase apporte avec elle une atmosphère angoissante et pesante qui prend le lecteur sous son emprise. Cette histoire pourrait sembler assez banale. Finalement, il s’agit au départ du simple trajet en voiture d’un couple qui se rend à la campagne pour un dîner. Pourtant, il y a cet élément précis, cette impression qu’on ne saurait nommer, qui fascine et effraye à la fois sans que l’on ne sache de quoi il s’agit. 

-It’s crazy. It doesn’t seem real.
-It’s one of those terrible things, but unfortunately it’s very real.

Un thriller psychologique fascinant

Il n’y a pas à proprement parler beaucoup d’action dans ce roman. Les réflexions des personnages, leurs dialogues, leurs peurs et leurs angoisses prennent toute la place. C’est à travers ces pensées et ces souvenirs que se tisse cette histoire psychologique si particulière. 

For years, my life has been flat. I’m not sure how else to describe it. I’ve never admitted it before. I’m not depressed, I don’t think. That’s not what I’m saying. Just flat, listless. So much has felt accidental, unnecessary, arbitrary. It’s been lacking a dimension. Something seems to be missing.

I’m thinking of ending things de Iain Reid est un thriller psychologique à la limite de l’horreur. Il m’a fascinée du début à la fin. Sa construction est d’ailleurs particulièrement réussie. Il est assez difficile de parler de ce roman sans en dire trop, mais la construction de l’histoire donne toujours envie d’en savoir plus pour comprendre. Quelques éléments, minutieusement distillés çà et là, sortent de l’ordinaire et ne paraissent pas à leur place.

En bref, un roman qui m’a marquée

En bref, I’m thinking of ending things est un roman qui m’a fasciné dès les premières lignes. À partir d’une situation plutôt banale, Iain Reid réussi à insuffler une fine couche d’angoisse qui parvient facilement jusqu’au lecteur. Durant toute la lecture du livre, on sent tout de suite que quelque chose ne va pas, comme un mauvais pressentiment. J’ai adoré cette histoire que je n’oublierai pas. Si le résumé vous intrigue, je vous conseille de vous plonger dedans sans chercher à en savoir plus sur l’histoire : laissez-vous surprendre. Mon envie à présent ? Relire le livre une deuxième fois pour y déceler certains détails que je n’aurais peut-être pas vu la première fois. Je referme ce roman avec la sensation qu’il restera sans doute un de mes préférés.

Pour résumer

Avez-vous déjà lu I’m thinking of ending things de Iain Reid ? Peut-être avez-vous vu l’adaptation en film sur Netflix sous le même titre ?

Si ce livre vous intéresse, vous pouvez retrouver en VO (anglais) ici ou en version française .


Auteur : Iain Reid (canadien) Genre : Thriller psychologique – Date de publication originale : 2016 – Editions : Text Publishing – Nombre de pages : 208

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6 thoughts on “Chronique – I’m thinking of ending things de Iain Reid : le livre que j’aurais aimé écrire”

      1. Tu perds pas le nord 🤣 je verrais mais c’est pas dans mes priorités car j’aimerai baisser un peu ma PAL et continuer les séries commencées.

    1. Je suis heureuse si j’ai réussi à te convaincre ! Je sais que nos goûts en matière de lecture se rejoignent beaucoup, j’espère que tu aimeras autant que moi. Ce livre a vraiment été une petite révélation pour moi, j’ai été aspirée par les dialogues.

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