Parfois, certains livres atterrissent entre nos mains sans que l’on sache réellement pourquoi. C’est un peu ce qu’il m’est arrivé avec Échos de Julien Oreste. Je cherchais un petit livre court, rapide à lire avec une ambiance particulière. Je suis tombée par hasard dessus et j’ai décidé de me lancer dans la lecture. Je n’en avais jamais entendu parler et j’avais très envie de découvrir quelque chose de nouveau totalement par moi-même, du pur hasard. Dès les premières lignes, j’ai été charmée par l’écriture de Julien Oreste et le premier chapitre de son histoire horrifique m’a scotchée.


Résumé de la quatrième de couverture : C’est le début des vacances d’été pour Roman et ses potes Martin, Ugo et Sac d’Os. Les jours glissent lentement entre projets de virées estivales et longs après-midis d’ennui caniculaire. Un été comme les autres, où l’on trace et retrace les lignes conduisant de la maison de l’un à celle de l’autre, du parc municipal à la petite forêt voisine. Les adolescents font, un jour, une découverte étrange : un couple de vieillards semble héberger depuis peu une singulière jeune fille d’une quinzaine d’années, que personne n’a jamais vue dans le coin. En les épiant par la fenêtre de la chambre de Roman, la petite bande se rend compte que quelque chose cloche véritablement : il y a plus d’une fille cachée dans cette maison…


Échos, une histoire mystérieuse

Échos est un court roman qui raconte l’été de Roman et de ses amis Martin, Ugo et Sac d’os. Deux mois séparent la fin de leur 6ème et leur entrée en 5ème au collège. Ils sont bien décidés à en profiter un maximum, même si leur petite ville cuit sous le soleil caniculaire de l’été. C’est d’ailleurs en s’ennuyant qu’ils vont faire une drôle de découverte. Le vieux voisin de Roman, à qui personne n’adresse jamais la parole, semble héberger une jeune fille blonde. Sauf que personne ne l’a jamais vu avant. Rapidement, la joyeuse bande de gamins va se rendre compte que la maison du vieux voisin cache plus d’un mystère.

Le premier chapitre d’Échos annonce la couleur. Julien Oreste propose dans son premier roman une histoire fantastique difficile à cerner, très bien écrite et terriblement addictive. Les premières pages sont d’ailleurs mes préférées et démontrent tout le potentiel de l’auteur. Il a réussi à me subjuguer en à peine quelques lignes et à me donner envie de poursuivre ma lecture aussi rapidement que possible.

Parfois Richard regarde ses sœurs et se demande comment, malgré leur différence d’âge, elles peuvent se ressembler autant. Leur taille n’est pas tout à fait la même, mais leurs traits sont exactement identiques. Trois poupées de cire qu’on aura simplement coulées dans des moules de tailles sensiblement différentes. Si Richard parvient à les différencier, c’est d’une manière spontanée, presque surnaturelle. Car, pour peu qu’on veuille superposer ces trois visages les uns sur les autres, aucune ligne ne dépasserait. Et le regard qu’on obtiendrait ne serait pas la somme bizarre et incompatible de trois regards, il serait simplement l’unique regard hybride de ses sœurs. Le seul. La greffe parfaite. 

Du fantastique aux multiples inspirations

Dans cette histoire, on retrouve beaucoup d’inspirations assez différentes. On suit une bande de gamins l’été, qui se déplacent sous le soleil brûlant de leur petite ville à l’aide de leurs vélos : ce postulat de départ m’a tout de suite fait penser à Stephen King. On peut aussi y voir des inspirations de Lovecraft et d’autres auteurs, de fantastique ou non. Le plus important reste tout de même que Julien Oreste a réussi à créer quelque chose de nouveau, d’inédit, et de bien à lui. Le gros point fort d’Échos est pour moi son écriture. L’auteur sait manier ses mots et adapte son écriture à ses personnages, tout en gardant une certaine poésie dans ses descriptions.

La dimension fantastique de l’histoire est aussi bien exploitée. On cherche à savoir, à comprendre, et on suit au jour le jour les amis dans le mystère qui entoure les voisins de Roman…

Une fin assez floue

Si la première partie du roman m’a réellement plu, la dernière m’a laissé sur ma faim et je me suis retrouvée assez vite perdue. J’ai l’impression que le roman se découpe en deux parties : la première, addictive, mystérieuse et très bien organisée, et la seconde, plus brouillonne, aux limites floues et assez mal définies et à l’intrigue qui s’enroule, prend des détours et n’arrive malheureusement pas vraiment à se démêler. Je ne sais pas si l’histoire avait pour objectif de se terminer de cette façon, mais j’ai été plutôt déçue. Peut-être que je n’ai pas réussi à comprendre où l’auteur voulait mener son lecteur. Le fait est que la première partie du livre, que j’avais tant aimé, s’est lentement effacée pour laisser place à une fin trop floue à mes yeux, trop rapide et peut-être, amenée d’une façon trop… directe ?

C’est la première fois de ma courte existence que j’ai eu l’impression que le noir pouvait avoir différentes teintes, et même une sorte d’épaisseur, de volume.

En bref, un bon roman fantastique

En bref, Échos de Julien Oreste est une bonne découverte. L’écriture est fluide et maîtrisée, l’ambiance nostalgique est prenante et l’histoire, addictive. Même si la fin m’a déçu, ce livre présente tout de même une histoire au concept intéressant et prenant. Un petit roman d’horreur français qui pourrait sans doute plaire à plus d’uns.

Pour résumer

Notation lecture étoile vide du blog Parlons fiction blog littéraire et culturelNotation lecture étoile vide du blog Parlons fiction blog littéraire et culturel

Avez-vous déjà lu Échos de Julien Oreste ?


Auteur : Julien Oreste (français) Genres : Fantastique, horreur – Date de publication : 2018 – Editions : Les Editions des Tourments – Nombre de pages : 184

Partager

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *