Grande adepte des livres de Neil Gaiman, je n’ai pas longtemps hésité avant de me lancer dans la lecture de son recueil de nouvelles Signal d’alerte. Ce livre, composé de 24 textes qui s’intéressent aux « choses qui nous perturbent », est un véritable condensé de l’imagination de l’auteur. Pourtant, je n’ai pas été très convaincue.


Résumé de la quatrième de couverture : « Il est des choses qui nous perturbent, des mots ou des idées qui surgissent sous nos pas comme des trappes, nous précipitant de notre monde de sécurité et de bon sens en un lieu beaucoup plus sombre et moins accueillant. » C’est là le chemin que Neil Gaiman nous propose d’arpenter à travers ces vingt-quatre nouvelles, contes et poèmes, en s’affranchissant des genres pour ne garder que la substantifique moelle d’un imaginaire tour à tour sombre ou flamboyant.


L’imaginaire de Neil Gaiman

Le gros point fort de Signal d’alerte est de réussir à nous emmener à travers l’imagination de Neil Gaiman. En parcourant les différentes nouvelles, et poèmes, on se rend rapidement compte que son univers particulier imprègne les pages de ce livre. Un univers que j’aime beaucoup, lyrique, poétique et parfois, terriblement émotif. L’écriture de Neil Gaiman m’a entraîné à la découverte d’histoires toutes assez différentes. On retrouve des thèmes comme la mort, la vie, la beauté, la vengeance ou des encore des réécritures de contes.

C’est la malédiction de l’âge, que toute chose soit le reflet d’une autre.

Une lecture en demi-teinte

Signal d’alerte fut pour moi une lecture en demi-teinte. Quelques textes ne m’ont pas vraiment touchée, je n’ai pas réussi à entrer dedans. À l’inverse, certaines nouvelles m’ont réellement emballée et j’avais toujours envie d’en lire un peu plus pour connaître le dénouement. Les nouvelles de ce recueil sont donc assez différentes les unes des autres, il y a même quelques poèmes glissés çà et là, ce qui permet de varier ce qu’on lit et de, peut-être, tomber sur une histoire à laquelle on ne s’attendait pas.

Au sein de la mort, pour ainsi dire, la vie continue sa marche. 

J’ai particulièrement apprécié les nouvelles Le dogue noir, L’affaire de la mort et du miel, Le problème avec Cassandra et La vérité est une caverne dans les Montagnes noires.

L’introduction de Signal d’alerte

Un des points forts de Signal d’alerte est pour moi l’introduction faite par Neil Gaiman lui-même. Elle permet de mieux comprendre ce recueil et l’agencement des différents textes qu’il contient. En effet, si ces nouvelles sont rassemblées dans ce même recueil, c’est qu’elles abordent toutes un même sujet : les choses qui nous perturbent. Le petit plus qui m’a vraiment fait plaisir : pour chacune des nouvelles, Neil Gaiman explique tout le cheminement qui l’a amené à l’écrire. On peut donc lire une nouvelle puis revenir ensuite à l’introduction pour avoir une meilleure idée du cheminement créatif de l’auteur sur le texte.

Nous portons tous des masques. C’est ce qui nous rend intéressant.

En bref, une lecture mitigée

En bref, Signal d’alerte fut pour moi une lecture en demi-teinte. Certains textes m’ont vraiment plu tandis que d’autres m’ont laissé sans émotion, voire dans une certaine incompréhension. Je ne conseillerais sans doute pas ce livre pour découvrir Neil Gaiman, car il n’est peut-être pas assez représentatif de son univers à mon goût. Pour celles et ceux qui connaissent déjà l’auteur, ce recueil pourrait être l’occasion de lire quelques textes qui pourront vous surprendre.

Pour résumer

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Connaissez-vous Neil Gaiman ? Avez-vous déjà lu Signal d’alerte ?


Auteur : Neil Gaiman (britannique) Genre : Fantastique – Date de publication originale : 2015 – Editions : J’ai Lu – Nombre de pages : 475

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