We have always lived in the castle (Nous avons toujours vécu au château pour la version française) de Shirley Jackson est un court roman de littérature gothique publié dans les années 1960. Shirley Jackson est une autrice dont j’ai souvent beaucoup entendu parler et dont les œuvres ont souvent été adaptées sur petit et grand écran. Il était temps pour moi de me plonger dans une de ses histoires les plus connues avec We have always lived in the castle. J’ai entamé ma lecture sans réellement savoir à quoi m’attendre. Moins de 200 pages plus tard, j’en ressors à la fois charmée et mélancolique.

Avant-propos : J’ai lu ce livre en Version Originale, en anglais, mais il a été traduit en français sous le titre Nous avons toujours vécu au château et est disponible aux éditions Rivages.


Résumé de la quatrième de couverture : Living in the Blackwood family home with only her sister Constance and her Uncle Julian for company, Merricat just wants to preserve their delicate way of life. But ever since Constance was acquitted of murdering the rest of the family, the world isn’t leaving the Blackwoods alone. And when Cousin Charles arrives, armed with overtures of friendship and a desperate need to get into the safe, Merricat must do everything in her power to protect the remaining family.


We have always lived in the castle : une atmosphère pesante

We have always lived in the castle de Shirley Jackson est un roman très court, environ 150 pages, qui s’intéresse à la vie de la famille Blackwood. La narratrice, Mary Katherine Blackwood, est la plus jeune de la famille et c’est à travers son regard que toute l’histoire se déroule. Très vite, on apprend que la grande majorité des Blackwood ont trouvé la mort chez eux, empoisonnés. Il ne reste plus que Mary Katherine, sa sœur et son oncle. Des rumeurs circulent au village à leur sujet, on les craint, on les déteste, mais en parallèle, cette famille fascine. Un vrai mystère pèse autour de la grande maison Blackwood et le cousin Charles l’a bien compris. Poussé par son désir d’emporter avec lui une part de l’héritage des filles Blackwood, il va petit à petit s’immiscer dans leur vie.

      Ce petit roman gothique est court, il se lit rapidement et facilement. We have always lived in the castle est un roman assez particulier : on ne s’attache pas aux personnages. Ce n’était d’ailleurs, à mon avis, pas l’objectif de l’autrice ici. On assiste plutôt à une histoire très particulière qui se déroule sous nos yeux, dans une atmosphère lourde et parfois même, malsaine. L’ambiance est pesante et l’essence même de l’intrigue repose dessus. L’histoire se base sur le mystère qui entoure la famille Blackwood, leur comportement parfois incompréhensible et leurs actions très ambiguës. Il s’agit d’un étrange récit que j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir. Shirley Jackson joue avec son histoire et ses personnages d’une façon très habile, et réussi très bien à mener le lecteur dans la direction qu’elle souhaite.

The world is full of terrible people. 

Shirley Jackson et sa maîtrise du récit

L’autrice maîtrise très bien son récit et arrive à instaurer, dès les premières lignes, une ambiance singulière et beaucoup d’ambiguïté. Il y a une réelle tension qui entoure la demeure Blackwood, Mary Katherine, sa sœur, son oncle, et tous les habitants du village. L’intrigue est bien menée et surtout, très bien construite. J’ai pris un réel plaisir à tourner les pages une à une en me demandant à chaque chapitre, où cette histoire allait finir par me mener.

J’ai découvert le plot twist du roman assez rapidement, dès les premières pages du livre à vrai dire. D’un côté, vers la fin du roman, j’ai été ravie de constater que mes hypothèses sur l’intrigue étaient fondées depuis le début. D’un autre côté, j’ai été un peu déçue de ne pas avoir été un peu plus surprise par le dénouement. Malgré ce point, je dois avouer que j’ai pris un grand plaisir à suivre Mary Katherine Blackwood, à tenter de la comprendre elle et sa famille et surtout, à tenter de lever les mystères qui pesaient sur eux.

En bref, un court roman lourd d’ambiguïté

En bref, We have always lived in the castle de Shirley Jackson est un court roman aux allures gothiques qui m’a permis de passer un très bon moment. L’atmosphère est pesante et lourde d’ambiguïté, les personnages très particuliers, et leurs réactions, imprévisibles. Si vous aimez la littérature gothique, le suspens, l’étrange, ou que vous avez tout simplement envie de découvrir Shirley Jackson, n’hésitez pas !

Pour résumer

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Autrice : Shirley Jackson (américaine) Genres : Thriller, Gothique – Date de publication originale : 1962 – Editions : Penguin Books – Nombre de pages : 158

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