Il y a presque un an, je découvrais un livre qui m’a réconcilié avec la créature du vampire : Entretien avec un vampire d’Anne Rice. Ce roman, dont je vous ai déjà parlé sur le blog, a été une véritable claque. Je ne connaissais pas l’écriture d’Anne Rice, ni ses histoires, et j’ai tout de suite été happée par son univers. Ses mots raisonnaient en moi et c’est avec un grand plaisir que je me suis plongée dans le second tome de cette grande saga de 13 livres (pour le moment) : Lestat le vampire. Dans ce roman, comme vous l’aurez certainement deviné, on découvre l’histoire du fameux vampire Lestat, créateur, ami, amour et bourreau de notre cher Louis, narrateur du premier livre. C’est un second tome haut en couleur, fouillé, travaillé et extrêmement prenant. En bref, une réussite totale qui m’a totalement embarquée dans le monde torturé des vampires.

Avant-propos : Lestat le vampire d’Anne Rice est la suite du livre Entretien avec un vampire écrit par la même autrice. Cette saga comporte, pour le moment, 13 tomes. 


Résumé de la quatrième de couverture : Lestat le vampire s’est réveillé de sa léthargie. Le climat dionysiaque qui règne sur le monde l’a rappelé à la vie, exaltant sa soif de sang, de gloire et d’outrance. Vampire impie, Lestat est décidé à outrepasser toutes les limites. Star du rock, gothique et sensuel, auteur d’une autobiographie scandaleuse, Lestat affiche et revendique sa nature vampirique. Il en joue, séduit et fascine. Voici son histoire, voici comment Lestat, dandy impénitent, scandalisa jusqu’à ceux de son espèce…


À la découverte de Lestat

Ce second roman se consacre exclusivement au personnage de Lestat. Il retrace son parcours, de sa création en tant que vampire jusqu’à nos jours. Au départ, j’avoue avoir eu un peu peur. Si j’avais eu un véritable coup de cœur pour le premier tome Entretien avec un vampire, c’était en partie dû à son personnage principal, Louis, un vampire aux préoccupations humaines. Louis était fasciné par l’humain et c’est ce qui m’avait tout de suite plu. Lestat était présenté par Louis comme un personnage plus indépendant, plus vif et sans morale. J’appréhendais donc la lecture de Lestat le vampire, de peur de ne pas accrocher avec le personnage. Quelle erreur ! Ce roman est tout simplement incroyable.

Lestat est un personnage profond et extrêmement bien travaillé par Anne Rice. Là où Louis était fasciné par les humains, Lestat en est amoureux. Le livre retrace sa vie, de sa transformation en vampire jusqu’au présent, et c’est palpitant ! On comprend bien mieux la psychologie du personnage, ses actions et son comportement. Les événements racontés par Louis dans le premier tome prennent également une tout autre tournure dans ce livre-ci, et c’est absolument fantastique.

Je suis mort, je suis un vampire. Des créatures mourront pour que je puisse vivre, en buvant leur sang. Jamais, jamais plus je ne verrai Nicolas, ni ma mère, ni aucun des humains que j’ai connus et aimés. Je vivrai éternellement. Tel sera mon sort, tel est mon sort, et il ne fait que commencer ! 

Évidemment, ce roman permet de mieux comprendre le personnage de Lestat, son passé, son histoire, sa psychologie et son comportement. Si certains de ses actes m’avaient semblés un peu farfelus dans Entretien avec un vampire, ils prennent à présent tout leur sens dans ce livre qui éclaire son passé. On apprend à connaître ce vampire pour qui les limites de la bienséance n’existent pas. On le suit, page après page, dans ses réflexions, son passé et ses découvertes. Une aventure sombre et torturée, dont on ne ressort pas totalement indemne.

Une épopée fantastique

Ce livre fut pour moi l’occasion de redécouvrir le personnage de Lestat sous un nouveau jour. Tout d’abord, un Lestat humain, triste, courageux et ambitieux à la fois. Puis, l’on rencontre ensuite un Lestat jeune vampire, qui se fascine de sa nouvelle condition et souhaite s’en servir pour jouir des plaisirs d’une vie de mortel dont il a été privé. En bref, tout l’inverse de ce que plébiscitent ses congénères vampires. La dernière partie du livre va crescendo vers une fin grandiose, digne du personnage principal.

Pourquoi la mort devrait-elle rester tapie dans l’ombre ? Attendre dehors. Moi, toutes les chambres à coucher, toutes les salles de bal me sont ouvertes. Je suis la mort qui longe les couloirs de la maison sur la pointe des pieds. Tu me parle des Dons Ténébreux ; je les mets à profit. Je suis la Mort qui vient, vêtue de soie et de dentelles, moucher les chandeliers. Je suis le ver au cœur de la rose. 

Lestat le vampire est une véritable épopée. En presque 800 pages, l’autrice fait vivre à son lecteur des bons dans le temps à une allure fulgurante. Les récits dans le récit sont nombreux et donnent une vraie profondeur à l’intrigue et ses personnages.

Un roman qui invite à la réflexion

Comme dans le livre précédent, on retrouve ici beaucoup de questionnements sur la valeur de la vie humaine, son but, sur l’existence ou non du bien et du mal et sur la temporalité des croyances humaines. Lestat le vampire est une porte ouverte vers la réflexion, qui prend une forme inédite à travers ses personnages aux contours très bien dessinés.

Bien peu d’êtres, mortels ou immortels, sont vraiment en quête de savoir dans ce monde. Au contraire, ils tentent d’arracher à l’inconnu des réponses déjà formulées dans leur propre esprit, des justifications, des confirmations, des consolations sans lesquelles ils ne peuvent continuer. Demander vraiment, c’est ouvrir la porte à une tornade ; la réponse risque d’annihiler la question et celui qui la pose.

Anne Rice en profite également pour nous en apprendre plus sur l’origine des vampires et ce qui les compose. C’est terriblement captivant. L’autrice a réussi à créer un véritable mythe et on prend conscience, dans ce tome, de toute l’ampleur de sa création.

L’écriture d’Anne Rice, toujours aussi fascinante

À nouveau, l’écriture d’Anne Rice m’ensorcèle. Le style de l’autrice est réellement envoûtant et une fois imprégné de l’histoire, il est difficile d’en sortir. On retrouve beaucoup de descriptions, mais toujours utiles, et une grande introspection des personnages, notamment Lestat. En effet, il s’agit vraiment d’un livre qui est construit autour d’un personnage et non d’une intrigue en elle-même. Je m’explique : Lestat est le point central du roman, et c’est autour de lui que va graviter toute l’intrigue. Il est le centre de tout et ses réflexions accompagnent le lecteur tout au long du livre. L’intrigue se tisse autour de lui, et non l’inverse.

Tu sens ma solitude, dis-je, l’amertume que j’éprouve à être exclu de la vie. L’amertume que j’éprouve à être une créature du mal, à ne pas mériter d’être aimé alors que j’ai soif d’amour. Pourtant, ces choses ne m’arrêtent pas mère. Je suis trop fort pour cela. Comme tu l’as dit un jour, je fais très bien le mal. Seulement, de temps à autre, ces réalités me font souffrir, voilà tout. 

En bref, un roman envoûtant

En bref, je pense que vous l’aurez compris, j’ai adoré découvrir Lestat le vampire d’Anne Rice. Le personnage de Lestat est bien plus complexe que pouvait le laisser penser la vision de Louis dans Entretien avec un vampire. On part à la rencontre d’un être profondément seul, qui n’a de cesse de vouloir être aimé. Un être compliqué, torturé, mais au combien impressionnant. Le dénouement est d’ailleurs très réussi, et je n’ai à présent qu’une seule envie : découvrir le tome 3, La Reine des damnés.

Pour résumer

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Connaissez-vous la série Chroniques des vampires d’Anne Rice ? Avez-vous déjà lu le tome sur Lestat ?


Autrice : Anne Rice (américaine) Genre : Fantastique – Date de publication originale : 1985 – Editions : Pocket – Nombre de pages : 744

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