Le personnage de Harley Quinn est très connu dans l’univers de DC Comics. J’ai l’impression qu’il est également très largement apprécié par les lecteurs du genre, même si je dois avouer que personnellement, je n’ai jamais vraiment réussi à accrocher. Le 12 juin dernier, Urban Comics a publié le comic Harleen de Stjepan Šejić qui revisite les origines du personnage. Plus précisément, il s’intéresse à Harleen Quinzel avant qu’elle ne devienne Harley Quinn. Je connaissais déjà l’histoire du docteur Quinzel, mais ce comic m’avait vraiment tapé dans l’œil grâce à l’aspect très psychologique du personnage qu’il semblait mettre en avant. Une fois refermé, je sais à présent que mon intuition était la bonne : ce récit est prenant et offre toutes les clés pour mieux appréhender la psychologie du personnage de Harley Quinn.


Résumé de la quatrième de couverture : Après des études mouvementées qui ont entamé sa confiance en elle, la jeune psychologue Harleen Quinzel pense enfin avoir décroché le poste de ses rêves en étant embauchée à l’Asile d’Arkham afin d’apporter son soutien et son expertise aux plus grands criminels de Gotham. Mais il est un être au sein de cet asile qui va à la fois faire chavirer son esprit et son coeur : le Joker ! Petit à petit, Harleen va se laisser séduire puis sombrer dans un abîme de folie y laissant à tout jamais son innocence et ses illusions perdues.


Une plongée dans la psychologie de Harleen

Après avoir suivi des études en psychologie, le docteur Harleen Quinzel a une nouvelle théorie : les criminels de Gotham souffrant d’un manque d’empathie pourraient être soignés. Un budget va alors lui être accordée pour ses recherches. C’est d’ailleurs dans le cadre de cette expérience qu’elle intégrera l’asile d’Arkham en tant que psychiatre pour y étudier différents patients, dont le célèbre Joker qui deviendra rapidement bien plus qu’un simple sujet d’étude pour elle.

On aurait dit un de ces récits érotiques bas de gamme où une fille fadasse rencontre M. Beau-Grand-Ténébreux, une bête sauvage qui a besoin de sa tendresse pour retourner dans le droit chemin. Dans ces histoires, la bête retrouve son humanité grâce à la fille… Dans ces histoires, la bête aime la fille… Mon histoire n’est pas comme ça. Non, mon histoire à moi est complètement différente.

J’ai vraiment apprécié découvrir cet album qui se concentre exclusivement sur les origines de Harleen Quinzel. Ici, Stjepan Šejić nous entraîne à la rencontre d’une femme ambitieuse, déterminée, mais également fragile psychologiquement. Harleen est convaincue de vouloir faire le bien, et ce qu’elle souhaite par-dessus tout, c’est aider les autres. C’est à partir de cette volonté qu’elle commencera à réaliser une étude sur les patients de l’asile d’Arkham, où elle retrouvera le Joker. Elle l’a déjà croisé une fois par le passé dans les rues de Gotham. Alors qu’il pointait son arme sur elle, il l’a épargné. Ce simple geste sera un élément déclencheur pour Harleen : il lui faut comprendre la psychologie du Joker pour mieux pouvoir l’aider.

Un style de dessin parfaitement adapté au récit

À la fois intriguée, apeurée et attirée par le Joker, Harleen aura de plus en plus de mal à voir clair dans leur relation docteur/patient, qui se transformera d’ailleurs petit à petit en relation d’amants. Le comic joue très bien sur la relation à la fois toxique et sensuelle qui se construit entre Harleen et le Joker. Il offre une véritable plongée dans la psychologie de Harleen Quinzel et explique comment elle en arrivera à devenir la fameuse Harley Quinn. Le récit est prenant, on se retrouve au cœur des doutes du docteur Quinzel, de son changement de comportement et de l’évolution de ses réflexions.

Les braves gens sont particulièrement enclins à se transformer en animaux.

J’ai beaucoup aimé les illustrations et le style très épuré des dessins de Stjepan Šejić. Le trait est lisse et les couleurs très bien adaptées à la « folie » qui se dégage du récit. Dans Harleen, on retrouve également des personnages très connus comme Batman, le commissaire Gordon, Poison Ivy, ou encore Harvey Dent/Double face. J’ai beaucoup aimé cette immersion dans l’univers de Gotham à travers l’histoire personnelle d’Harleen.

En bref, une immersion réussie dans le passé de Harleen Quinzel

En bref, Harleen de Stjepan Šejić est un récit très immersif qui permet d’en appendre plus sur le passé d’Harley Quinn, de mieux cerner la psychologie de Harleen et de comprendre les étapes de sa transformation aux côtés du Joker. Les dessins accompagnent à merveille l’univers sombre de Gotham et de l’hôpital d’Arkham. C’est un très bel album pour celles et ceux qui souhaitent découvrir l’histoire du personnage de Harley Quinn. La lecture de ce comic me donne très envie de voir, un jour, sortir sur grand écran un film aussi profond psychologiquement et aussi bien travaillé que le fameux Joker de Todd Phillips, mais sur le personnage de Harleen Quinzel cette fois-ci. D’ailleurs, le book trailer réalisé par DC Comics est particulièrement réussi !

Pour résumer

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Aimez-vous l’univers de DC Comics ? Êtes-vous fan du personnage de Harley Quinn ?


Auteur : Stjepan Šejić (croate) Genre : Comics – Date de publication : 2020 – Editions : Urban Comics – Nombre de pages : 224

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