Après la sortie de la première saison de la série The Witcher sur Netflix, que j’ai beaucoup aimé (bien qu’elle ne soit pas parfaite), je n’ai eu qu’une envie : me lancer dans la célèbre saga littéraire Le Sorceleur qui a inspiré cette adaptation mais aussi celle des jeux vidéo du même nom. La première question que je me suis alors posée était celle-ci : par où commencer ? Entre recueils de nouvelles, tome 0 et romans, je ne savais pas réellement quel livre lire en premier.

Pour faire simple, la saga Le Sorceleur peut se lire dans un ordre chronologique : les deux premiers « tomes », dont le premier, dont il est question dans cet article, s’intitule Le dernier vœu, sont composés de nouvelles. Les cinq autres tomes sont des romans à parts entières. Un roman indépendant existe également, La saison des orages, qui se situe, chronologiquement, entre plusieurs nouvelles du premier tome, Le dernier vœu.  Cette particularité de la série Le Sorceleur, de mêler à la fois nouvelles et romans, a réellement piqué ma curiosité. Une raison de plus de me plonger dans cette fameuse saga de fantasy. Après un premier voyage aux côtés de Geralt de Riv, je n’ai qu’une chose à dire : j’en veux plus.


Résumé de la quatrième de couverture : Geralt de Riv est un homme inquiétant, un mutant devenu le parfait assassin grâce à la magie et à un long entraînement. En ces temps obscurs, ogres, goules et vampires pullulent, et les magiciens sont des manipulateurs experts. Contre ces menaces, il faut un tueur à gages à la hauteur, et Geralt est plus qu’un guerrier ou un mage. C’est un sorceleur. Au cours de ses aventures, il rencontrera une magicienne capricieuse aux charmes vénéneux, un troubadour paillard au grand coeur… et, au terme de sa quête, peut-être réalisera-t-il son dernier voeu : retrouver son humanité perdue.


Une plongée dans l’univers de The Witcher

Dans Le dernier vœu, nous suivons à travers sept nouvelles le quotidien de Geralt de Riv, un chasseur de monstres, entraîné depuis son jeune âge à survivre aux abominations de la nature et ayant subit des mutations génétiques qui lui confèrent à présent des pouvoirs surnaturels. Il est aussi surnommé, Le Sorceleur. Ayant déjà visionné l’adaptation qu’en a fait Netflix, j’avais peur de m’ennuyer en lisant se recueil et en retrouvant les mêmes péripéties que celles évoquées dans la série. Bien que l’on retrouve une grande partie des aventures de Geralt de Riv adaptées par Netflix, quelques différences se glissent ici et là, ce qui m’a permis de prendre un grand plaisir à découvrir ce premier tome. J’essayais sans cesse de chercher les différences et de comprendre quels choix scénaristiques avaient été fait pour réussir à adapter sur écran cette histoire si particulière. Certaines nouvelles sont d’ailleurs originales et n’ont pas été adaptées, ce qui permet de garder ce plaisir de découverte des aventures du sorceleur.

Le Mal est le Mal, Stregobor, dit gravement le sorceleur en se levant. Petit, grand, moyen peu importe, ses dimensions ne sont qu’une question de convention, et la frontière entre ces mots n’existe pas. Je ne suis pas un saint ermite, je n’ai pas fait que le bien dans ma vie. Mais à choisir entre deux maux, je préfère ne pas choisir du tout. 

A travers ces différentes nouvelles, on rencontre une grande partie des personnages qui prendront une place de plus en plus importante au cœur de l’histoire, au fur et à mesure que celle-ci prendra forme. Les personnages sont d’ailleurs le gros point fort de ce livre pour moi.

Ces nouvelles permettent aussi de se familiariser avec l’univers du Sorceleur, son monde, les différentes créatures qui le peuplent et les différents royaumes qui le composent. Chacune d’entre elles s’inspirent de contes très connus, en les revisitant d’une façon particulièrement réussie ! La réécriture de La Belle et la Bête, Un grain de vérité, est d’ailleurs de loin ma préférée. J’ai trouvé très judicieux de familiariser le lecteur avec l’univers du Sorceleur à travers des nouvelles suivant les aventures de Geralt : aucun ennui, on suit chacune des aventures tout en observant le monde du sorceleur prendre forme dans notre esprit.

 

Le dernier vœu de Andrzej Sapkowski, de la fantasy fluide et facile à suivre

La première chose qui m’a étonné en parcourant chacune des nouvelles de ce livre, était le style de l’auteur. Andrzej Sapkowski utilise un style simple et une écriture très fluide : je n’ai jamais été habituée à cela dans un livre de fantasy ! Une très agréable surprise, d’autant plus que cela permet d’entrer facilement dans ces différentes histoires et de se fondre dans le décor, aux côtés de Geralt. Il s’agit d’un savant mélange de fantasy, de mythologie et de légendes qui se savoure au fil des pages.

Les nouvelles sont assez longues mais l’ensemble m’a semblé très dynamique. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. J’ai pris un savant plaisir à découvrir chacune des sept nouvelles, certaines m’intéressant plus que d’autres, mais sans jamais me lasser. Les nouvelles se suivent et sont construites de façon à ce que l’ensemble suive un déroulé qui se rapproche d’un roman. Un travail assez intéressant, avec lequel on accroche facilement ou pas, mais qui a le mérite d’être assez original. De ce fait, je ne vous conseille pas de tenter de lire ce recueil de nouvelles de façon désordonnée ! Chaque nouvelle se suit, et c’est cela qui arrive à créer une cohérence dans le livre et à le rendre si agréable à lire.

 

En bref, un premier tome divertissant qui m’a permis de me familiariser avec l’univers du Sorceleur

J’ai passé un très bon moment de lecture en lisant ces nouvelles. Toutes se complètent et forment un tout cohérent qui permet de facilement se familiariser avec l’univers du Sorceleur et ses personnages principaux. L’écriture d’Andrzej Sapkowski réussi parfaitement à donner un rythme au livre qui nous pousse à continuer. J’ai d’ores et déjà hâte de me plonger dans le deuxième tome, L’épée de la providence.

Pour résumer

 Notation lecture half étoile du blog Parlons fiction blog littéraire et culturel

Connaissez-vous la saga Le Sorceleur ? Avez-vous déjà vu l’adaptation de Netflix ou joué aux jeux vidéo ?


Auteur : Andrzej Sapkowski – Genre : Fantasy – Date de publication originale : 1993 – Editions : Bragelonne – Nombre de pages : 384

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2 thoughts on “Chronique – Le Sorceleur T1 Le dernier vœu de Andrzej Sapkowski : sur les traces de Geralt de Riv”

  1. Après avoir regardé la série Netflix, je me suis lancée dans le premier tome 😉 J’ai beaucoup aimé mais je préfère avoir une histoire qui se suit, donc j’ai hâte d’arriver au troisième tome afin de voir ce que donne le nouveau format !

    1. Oui, j’avais assez hâte aussi ! Les deux premiers tomes avec des nouvelles aident vraiment à se mettre dans l’ambiance, à découvrir l’univers et les personnages, mais suivre une intrigue de A à Z dans un roman c’est quand même plus sympa je trouve 🙂

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